A Touch of Sin
En décembre les films primés à Cannes sont encore à l'affiche, et ce n'est pas un hasard si les deux films asiatiques que j'hésitais à voir sortent en même temps. Entre le dernier Kore-Eda, dont j'avais vu Nobody knows, et le dernier Jia Zhang-ke, réalisateur chinois dont les critiques européennes ne disent que du bien, mon choix ne fut pas aisé. J'ai relu les pitchs, et celui de A Touch of Sin m'a semblé plus accrocheur, plus "coup de poing". "Corruption", "harcèlement", "un travailleur migrant découvre les infinies possibilités offertes par son arme à feu". C'est surtout cette dernière phrase qui m'a intrigué et m'a poussé à choisir ce film plutôt que le remake à la japonaise de La vie est un long fleuve tranquille. Que pouvais-je attendre de surprenant de la part d'une arme à feu, objet de cinéma, objet si présent au cinéma et si invisible dans la vie ordinaire d'un citoyen lambda comme moi dans nos sociétés occidentales réglementées ?
Plus violent et plus déprimé que le pire (ou le meilleur) des films de Kitano.
Et bien en fait, rien de nouveau: une arme sert à tuer, point barre. Le pitch est un peu trompeur, car en visionnant le film, ce n'est pas le travailleur migrant mais un autre personnage (celui sur l'affiche) qui a mon sens, redécouvre le potentiel de son arme à feu. J'y reviendrai. Début du film. Une route isolée en Chine. Une mobylette passe. Le type à moto est forcé d'arrêter sa moto par trois brigands qui le menacent à la hache pour le délester de son argent. Il fouille dans ses poches, sort non pas de l'argent mais son flingue, et descend les trois types avec la précision et le calme d'un tueur professionnel. Giclées de sang. Le migrant continue sa route et croise plus loin, le personnage sur lequel on s'attarde désormais, celui sur l'affiche, qui contemple, un camion renversé sur la route. Plus loin et plus tard, une explosion. Le nom des acteurs s'est affiché à l'écran. Je constate que la société Office Kitano produit le film. Titre du film. Le tout superbement cadré. Cela n'a démarré que depuis 5 minutes et je m'en suis pris plein la figure.
Et là, évidemment dans ma tête, je ne peux m'empêcher de faire un rapprochement entre Takeshi Kitano et Jia Zhang-ke, bien que n'ayant vu aucun film de ce dernier avant (bouh honte à moi! Et The World!? Et Still Life!? Et Dong !? Pas vus désolé^^...).
Cette violence crue, ce réalisme, et ces couleurs qui font de chaque plan un tableau....
Et puis j'y reviendrai, ce pessimisme...
Il m'a semblé évident que le chinois a été influencé par le maître japonais du film de yakuzas.
Une narration éclatée ? Non, plutôt quatre histoires distinctes de personnages qui se croisent.
Un constat implacable et amer sur la Chine d'aujourd'hui.
/http%3A%2F%2Fi1.ytimg.com%2Fvi%2FoBAs9pLdcnk%2Fhqdefault.jpg)
A TOUCH OF SIN Bande Annonce Francaise
La dure réalité de la Chine, gangrenée par la violence ➨ Rejoins-nous sur Facebook http://fb.com/EteignezVosPortables Les Films à ne pas rater ? Ils sont ici http://bit.ly/HeWA75 A TOUCH OF S...
Bande Annonce française
/image%2F0171372%2F201210%2Fob_697ded461971d33a47e0c4f77e4ae037_rubon379.jpg)





