Halloween, la nuit des masques.
Bonjour à tous, c'était Halloween il y a peu et j'ai décidé ce jour là, circonstances obligent, de regarder un classique de l'horreur et des nuits d'Halloween. Vous l'avez deviné, j'ai donc vu Halloween, la nuit des masques de John Carpenter, sorti en 1978. Et je dois dire que si ça m'a plu, ça a un peu vieilli, je trouve. Surtout si l'on se fie à l'interdiction aux moins de 16 ans fixée à l'époque et que l'on voit le film aujourd'hui. Soyons clairs, cette interdiction est exagérée. Car le film n'a rien de gore ou de sensiblement amoral. C'est juste l'histoire d'un tueur froid psychopathe presque indestructible qui sévit la nuit d'Halloween.
Le début est superbe. On est dans la peau du tueur en caméra subjective, accompagné de la musique angoissante et inoubliable du film car réutilisée très souvent plus tard dans le film. On entend le souffle du tueur, on l'imagine enfiler un masque car le champ de vision de la vue subjective est alors réduit en deux troux dans l'écran. On voit le regard surpris et horrifié de la victime, ainsi que le couteau qui s'acharne sur elle. Et surprise, on change de vue et le meurtrier s'avère être Michael Myers, le frère de la victime, âgé seulement de... 6 ans!
Dès lors, le jeune Myers est interné pendant 15 ans dans un hôpital psychiatrique. En 1978, il doit être transféré. On apprend alors par le docteur qui l'a suivi pendant tout ce temps qu'il est le Mal incarné, il s'est mué dans le silence avec un regard froid pendant tout ce temps. Alors qu'il s'échappe, on se prépare à fêter Halloween à Haddonfield, la ville où la tragédie s'est passée. La maison des Myers est considérée comme hantée par les enfants. Pendant ce temps là, Annie et Laurie ne sont pas très enchantées à l'idée de fêter Halloween, il vont s'ennuyer à faire du baby-sitting. Laurie a l'étrange impression de voir traîner dans la rue un homme masqué. Le docteur Loomis se rend à Haddonfield, persuadé que Myers va commencer une nuit de massacres...
Le docteur Loomis essayant de persuader le shérif de la ville de prendre toutes les mesures nécessaires, sans effrayer la population.
Ce qui est très efficace dans le film, c'est l'attente instaurée par Carpenter. Celle-ci nous tient en haleine. Grâce à la musique et les petites apparitions régulières du tueur qui disparait tout de suite après, Carpenter distille un rythme qui inévitablement nous tient en alerte. C'est cependant assez long avant que l'action du tueur ne démarre vraiment, car toutes les astuces du scénario sont utilisées par Carpenter: coups de téléphone qui interrompt le rythme, personnage qui a oublié quelque chose, portes qui claquent...
L'autre point fort du film c'est évidemment le personnage de Michael Myers, qui est quasiment indestructible et ne ressent aucune émotion. On repousse au plus loin le moment où l'on découvre son visage, et cela ne dure que quelques secondes. Il est également associé à un personnage d'une légende d'Halloween: le croque-mitaine. Et ce d'abord par les enfants, puis enfin par les adultes.
Hélas le film a un peu vieilli tant ses recettes ont été réutilisées. De plus il a connu 7 suites (!) et 2 remakes, ce qui ne fut pas toujours une réussite. Néanmoins on ne ressort pas du film sans avoir au moins une image (celle du tueur) ou la musique en tête. Un film qui a eu une forte influence, au même titre que Massacre à la tronçonneuse, Les Griffes de la nuit ou Vendredi 13.
Ma note:







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